Sous les pavés, c’était la plage...

lundi 24 septembre 2012
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Les complexes de loisirs ont commencé à fleurir depuis l’après-guerre. Nombreux étaient ceux qui appartenaient à des organismes à vocation sociale. Cela leur permettait d’offrir à leurs affiliés des lieux de villégiatures à « bon prix ».

Dès l’après-guerre, ce type de centre bourgeonnait un peu partout en Belgique, tant au nord qu’au sud.

Le très célèbre « Les Dolimarts » est un bon exemple. Situé dans les Ardennes belges, ce centre de loisirs proposait des vacances abordables aux affiliés des Mutualités Socialistes. Les autres mutualités et certaines centrales syndicalistes, faisaient de même avec leurs complexes de détente respectifs. Mais bien avant ça, il y avait déjà des infrastructures touristiques de grande envergure. Les plages d’Ostende, sur les peintures d’Ensor, et les termes de Spa sont un bel exemple. Mais tous étaient réservés aux familles les plus aisées.

La réelle nouveauté, ce sont ceux apparus entre les années 30 et 70, principalement destinés aux classes peu fortunées. S’ils n’ont été construits qu’à cette époque, c’est tous simplement parce le tourisme populaire n’existait pas avant les années 30. Il y avait bien quelques petits sites indépendants par-ci par là. Mais rien qui permettait un séjour prolongé.

Vous avez compris, ils ont vu le jour grâce aux congés payés.

Saviez-vous pourquoi il y a-t-il une rue de la plage à Houdeng-Goegnies ? Tout simplement parce qu’il y avait « Luna-Plage du Centre » [1]. C’était un espace de détente d’un jour avec piscine, manège, cabines de plage comme à Ostende et petite terrasse avec quelques tables et chaises pour se désaltérer. On y dansait également, cela ne vous rappelle rien ?

A Binche ( Waudrez ) il y avait aussi « Les Gloriettes » : Terrain de camping avec mini-golf et jeux pour enfants. Ce lieu a permis à de nombreux couple de se former, dont certains ont célébré leurs noces d’or, voir plus...

Après les années 70, ils sont délaissés de leurs estivants au profit de Torremolinos, Salou, Rimini et autres destinations au soleil. Et oui, aujourd’hui l’ouvrier peut se payer des vacances à l’étranger et y mener la grande vie sous un climat généreux. Mais pour combien de temps encore ?

De ce fait, de nombreux complexes ont été convertis en centre pour réfugiés, ont été rasés ou laissés à l’abandon promis à une mort lente. En résumé, il n’en reste presque plus rien. Parfois une rue, un arrêt de bus en guise d’épitaphe ou encore un panneau sur la route annonçant « Les Gloriettes 2km ».

Aujourd’hui, avec la population qui se paupérise, on pourrait se retrouver comme dans ces années lointaines, mais ce qui nous restera sera un écriteau ou une rue qui nous rappellera : « Ici, sous les pavés, c’était la plage. ».



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